FRESH NEWS

Martinique : séisme de force 4,9 sur l’échelle de richter.

Martinique : séisme de force 4,9 sur l’échelle de richter. Mercredi 28 novembre 2007, les martiniquais sont touchés par une séisme de force 4,9 sur l’échelle de richter, l’épicentre est localisé au nord est de la Caravelle (Latitude 15,41 N, longitude 60,13) et à 62 km de profondeur.

Il s’agit du troisième séisme de force 4 ressenti par les populations en un mois. Les réactions dans les écoles et chez les privés à la Martinique sont ahurissantes.

Au couvent de Cluny, six classes sont en étude lorsque le séisme a lieu. Deux surveillantes surveillent trois classes ! Hallucinant lorsque l’on sait que ce que les parents payent au couvent, c’est surtout l’encadrement des personnels non enseignants !

Les élèves sont livrées à elles-mêmes et ne savent pas quoi faire. Le personnel non enseignant est-il formé aux évacuations ? Est-il normal que les classes soient livrées à elles-mêmes ? Les enfants restent sur le balcon attendant des consignes qui ne viennent pas. D’autres classes au couvent ont évacué correctement par des personnes consciencieuses. Les surveillantes semblent croire à un exercice alors que c’est un véritable séisme... Une vraie pagaille.

Au Lycée de Bellevue plusieurs enseignants ont refusé de faire les élèves évacuer sous prétexte qu’ils n’avaient pas senti la secousse, alors même que les élèves leur avaient signalé le tremblement de terre. D’autres enseignants ont senti la secousse mais ont voulu continuer leur cours coûte que coûte. D’autres encore ont réagit comme il se doit et la cour était pleine d’élèves qui avaient été convenablement évacués.

Cependant les élèves ne sont pas égaux face à la gestion du risque puisque celui-ci dépend du professeur que l’on a devant soi, ce qui est proprement inadmissible. Interrogés à ce propos certaines réponses d’enseignants laissent pantois : et "s’il y avait une secousse plus grave, on ne pourrait pas évacuer de toute façon", "quand est-ce que l’on sait qu’il y a une réplique ?", "on peut attendre toute la journée dehors en attendant la réplique".

Au Collège de Beauséjour de Trinité, la secousse a été puissamment ressentie, cependant certaines classes ont pris du temps pour se décider à l’évacuation.

A Ducos, certaines entreprises n’ont pas évacué leur personnel. Le peu de réaction lors d’un séisme laisse songeur, les martiniquais ne semblent pas tous préparés au ’Big one’ alors que tout nous montre que l’activité tectonique est particulièrement importante en cette fin d’année.

En tout état de cause, il est important de comprendre que le respect des règles en cas de risque est primordial. Chacun ne doit pas faire "sa loi" mais se conformer aux règles sécuritaires . C’est le respect des règles qui garantit le succès ou l’échec de la gestion du risque. Il ne s’agit pas de "penser" mais d’avoir les bons réflexes en cas de séisme. Ces réflexes s’acquièrent en effectuant convenablement les consignes de sécurité. Ils sont assimilés lorsque le protocole est partagé par tous. L’évacuation systématique des élèves est fondamental y compris dans les situations où "il y a un doute". Il est encore plus fondamental lorsqu’il s’agit d’une vraie secousse !

En matière de gestion du risque à la Martinique les différentes réactions donnent à réfléchir. Si nous avions à faire face à un séisme de force 6 ou 7 sur l’échelle de Richter, les personnes qui ne seraient pas "préparées" pourraient être de véritables danger publics. Il est temps que les autorités responsables s’inquiètent de la formation des personnels rebelles, car il s’agit de protéger ce que nous avons de plus précieux : nos enfants. Nous devons préparer l’ensemble des martiniquais au BIG ONE parce que, en faisant cela, nous limiterons le nombre de victimes en cas de catastrophe La culture du risque doit être une priorité car nous sommes avec la Guadeloupe, les régions de France les plus concernées par les risques majeurs.

Marie-Line Boulogne.

Source : http://boulogne-mouriesse.blogspot.com/

S'abonner
Email